Votre opticien

Retrouvez l'interview de votre opticien Vincent Collin situé à Lyon 6

Sa philosophie, son métier d’opticien, son magasin, ses lunettes…

Pourquoi vous êtes-vous dirigé vers le métier d’opticien ?

Je me suis dirigé vers le métier d’opticien par hasard. C’est un métier où l’on est indépendant, où l’on peut exercer son intelligence sans contrainte hiérarchique. C’est aussi une profession à multi-facettes. Si l’on prend le déroulé d’une vente par exemple, il faut analyser les besoins visuels, trouver la meilleure solution optique, déterminer la correction, choisir des montures, choisir des verres. Toutes ces opérations correspondent aussi à tout un travail en back-office : conception des vitrines, gestion des commandes, fabrication des lunettes en ajustant les verres avec une technologie extrêmement sophistiquée, etc. En tant qu’opticiens, nous sommes à la fois sur la technique et la haute technologie, à la fois sur le sensuel, l’esthétique et le confort. C’est un carrefour de points de vue à concilier.

Nous prenons en compte la mode, les prix, la qualité des montures, et autour de ça se greffent la gestion, l’administration, l’informatique… Nous devons être bon dans des domaines très éloignés les uns des autres, surtout ces dix dernières années où l’on constate un phénomène d’accélération dans la sophistication de la profession. C’est d’ailleurs un véritable paradoxe : d’un côté les innovations technologiques nous tirent vers le haut, de l’autre nous rencontrons des obstacles (notamment au niveau du prix) qui nous tirent vers le bas. Personnellement, je choisis plutôt de la tirer vers le haut.

Quelle est votre priorité ?

La qualité, sans aucun doute, et la satisfaction du client. Cette dernière passe forcément par des produits qui ne sont pas médiocres et qui ont donc un prix.

Il faut également arriver à se projeter et à se visualiser dans l’espace, c’est quelque chose de très compliqué. Que ce soit pour le choix de la monture ou de la correction, nous travaillons en 3D. Il est essentiel de discerner en un clin d’œil comment sont positionnées les lunettes sur le visage. Les bons opticiens ont ce côté sensitif qui leur permet de percevoir les choses.

Quelles sont les qualités à avoir pour être un bon opticien ?

Il faut être bon en géométrie dans l’espace. En quoi ça consiste ? Apprendre à analyser les objets. Pour l’opticien, c’est une évidence. C’est d’ailleurs là où on reconnaît un professionnel.

Quelles sont vos marques préférées, et pour quelles raisons ?

Mes marques préférées sont Lindberg, Starck Eyes, Alain Mikli, Götti et Paul&Joe qui ont un très bon rapport qualité/prix. J’aime aussi beaucoup Caroline Abram (qui est d’ailleurs très appréciée du public en ce moment) et Martin&Martin. Ces marques proposent de très belles fabrications.

Lunettes Lindberg chez Vincent Collin Opticien à Lyon 6

© Lindberg

Quelle est votre définition des lunettes idéales ?

Ce doit être un très bel objet. Fonctionnel, par définition, beau et conforme aux attentes du porteur. Les lunettes sont un objet noble. Beaucoup l’oublient, mais c’est la concentration de différents savoir-faire : le savoir-faire des verriers, des fabricants de montures, et des opticiens qui assemblent et mettent tout ça en forme.

Découvrez les paires de lunettes Götti chez Collin Opticien à Lyon 6

© Götti

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À ce jour, vers quel type de modèle de lunettes vos clients se dirigent-ils le plus ?

Mes clients se dirigent le plus souvent vers ces modèles-là. J’assiste à l’arrivée de l’acétate au détriment des montures sans entourage, mais je reste très prudent là-dessus. Lorsqu’un client est bien dans des montures percées, il ne faut pas changer. Ce type de monture apporte confort et légèreté. Concernant la tendance du moment, nous sommes encore un peu sur le rectangle, mais nous allons de plus en plus sur du carré et sur des formes très hautes. Le moderne est très demandé contrairement au vintage.

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